lundi 28 mai 2007

Première Analyse


BRAVO, Mr le président.

En tant que premier co auteur, j’ai l’immense privilège de rédiger un article qui sera en quelque sorte un éditorial sur les faits politiques marquant de la semaine écoulée. Le président Sarkozy avec un dynamisme qui lui est propre et que l’on est contraint de lui reconnaître a annoncé une série de mesures et mis en place son gouvernement qui se veut un gouvernement d’ouverture.
Mon avis là-dessus, n’est pas à mon sens ostensiblement négatif, mettre Monsieur Kouchner n’est pas en soit une mauvaise idée, certes on peut comprendre l’idée qu’aller dans le gouvernement Fillon archétype de ce que Mr Sarkozy veut faire de la France soit relativement dangereux et mal vu au près du peuple de gauche, autant cela marque le fait que l’on peut voir la gauche et la droite travailler ensemble dans des sujets dans lesquelles la division bipartite n’a que peu d’importance.
Peut être, que sous le temps de Chirac, cela n’aurait pas été vu comme un signe d’ouverture faussement maquillée mais comme une volonté de travailler ensemble.
Le danger, ce situe là à vouloir trop critiquer, on se décrédibilise auprès de l’opinion publique, cependant il faut bien reconnaître que Mr Sarkozy n’est pas n’importe qui.
En effet, Mr le président de la république n’est malheureusement pas Jacques Chirac. Ce dernier réélu en demi teinte par le peuple français face à Jean marie le Pen était plus ou moins lié, de plus sa conception de la politique avait fait de lui l’homme dont les travailleurs ne risquaient pas grand-chose et dont ils n’attendaient guère.
Le président Sarkozy, homme d’action est enclin à faire changer la France et en a les moyens.
Pourquoi donc nommer alors dans son gouvernement des hommes qui ont tant fait régresser la France ? Le PS étant responsable de tous les maux de la France.
Peut être Bernard Kouchner n’est il pas un homme avec les deux pieds à gauche, autant il reste cependant appréciée des français et portait sur lui si sciemment l’étiquette parti socialiste.
Comme la récemment annoncé Jean Marie Lepen, personnage si controversé mais dont l’analyse politique n’en ai pas moins fine, (ndlr il avait prédit l’ascension royal) il reconnaît avoir sous estimé Sarkozy.
« Sous estimé » est en effet bien le mot ! Le président Sarkozy est en effet un fin stratège politique doublé d’un homme bien entouré.
Il a en effet, pris la pleine conscience de 2002, et a su prendre en compte l’électorat d’extrême droite, un électorat volatile et succombant facilement à une séduction bien huilée.
De là, à considérer Sarkozy comme un facho ? C’est d’autant plus idiot que mensonger.
C’est un homme ayant des convictions qui a su mettre en place une stratégie pour gagner la présidentielle qu’un Parti Socialiste désunifié n’a pas su contrecarrer. Par une gestion de la campagne hasardeuse et une organisation peut être un tantinet brouillonne. Peut être qu’un Arnaud Montebourg assagit montant peut être plus souvent au créneau et un Jack Lang un poil plus présent, le tout agrémenté d’un soutien franc, clair et massif des éléphants Fabius, Strauss Khan et Jospin auraient suffit à inverser la tendance et à faire gagner le PS. Car contrairement à ce que bon nombre de médias disent, ce n’est pas une absence d’idée qui a coulé le PS, les idées étaient là mais un tantinet plus de stratégie.
D’autant plus que question stratégie, les Xavier Bertrand, les Rachida Dati étaient eux au diapason celle de leur candidat.
Michelle Alliot Marie bien que peu présente a su s’effacer avec brio et à l’inverse des éléphants socialistes dans un magasin de porcelaine sans renverser quelques assiettes.
D’autant plus que Sarkozy a su prendre les français, a su leur parler en utilisant leur plus mauvais sentiment, la jalousie de l’autre.
Regarder donc ce qu’à votre voisin dans son assiette au lieu de regarder là votre. La situation de disette financière de notre pays les aidant.
Les mesures n’étant annoncées qu’en demi teinte, les élections législatives obligent, on ne sait pas encore ce que l’avenir Sarkozy nous réserve. Le temps n’est que pour l’instant à la concertation intérieure avant les législatives.

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