mardi 5 juin 2007

Erika: un réquisitoire "conforme aux attentes" des communes bretonnes

Vigipol, le syndicat mixte de protection du littoral breton, qui regroupe une centaine de communes, a estimé mardi que le réquisitoire au procès du pétrolier Erika naufragé sur les côtes bretonnes le 11 décembre 1999 était "conforme" à ses prévisions et à ses attentes.

Vigipol regroupe 98 communes du Finistère, des Côtes d'Armor et d'Ille-et-Vilaine.

"Le réquisitoire est conforme à nos prévisions et attentes (...) Concernant les personnes morales (les diverses sociétés), le ministère public a mis en exergue leur culpabilité et les sanctions financières demandées correspondent au maximum des possibilités permises par la loi au moment des faits en 1999", a déclaré à l'AFP Jacques Mangold, le directeur de Vigipol.

"Les intérêts civils réclamés par les victimes sont de nature à faire réfléchir les pollueurs", a-t-il estimé.

"L'important n'est pas dans le montant des amendes mais dans la reconnaissance de leur responsabilité par le ministère public, car, si les juges suivent cette proposition, l'exemplarité de ce procès obligera les acteurs du transport maritime à modifier leurs pratiques en particulier sur l'aspect +sécurité+. C'est la raison essentielle de nos attentes et de celles des millions de riverains du littoral européen", a ajouté le directeur de Vigipol.

Outre la relaxe pour huit personnes physiques dont les responsables des secours, le ministère public a requis lundi l'amende maximum de 375.000 euros pour Total SA et l'une de ses filiales, ainsi que pour la société de classification Rina.

Un an de prison et 75.000 euros d'amende, là aussi le maximum, ont été demandés contre l'armateur de l'Erika, Giuseppe Savarese, et son gestionnaire, Antonio Pollara, avec possibilité de sursis puisqu'ils n'ont pas d'antécédents judiciaires.

lundi 4 juin 2007

Une volonté de réforme et de dialogue, la méthode de travail du nouveau président.


Mr le président Nicolas Sarkozy, à depuis quelques jours annonçait une série de mesures visant à marquer la rupture « tranquille »dont il a fait le fer de lance de sa campagne.
Une franchise médicale dont la portée reste encore floue et dont l’intérêt et l’efficacité à combler le déficit de notre système de santé semble limitée au regard des critiques des professionnels de santé. Et dont la « dangerosité » a fait grand bruit au sein même du gouvernement.
Dangerosité, mais pourquoi dont ? On aurait du s’attendre à un décorticage dans tout les Journaux télévisés de toutes les chaînes de cette mesure et bien non, le contenu de cette loi étant tellement flou et encore imprécis dans l’esprit de notre cher président qu’il faudra attendre le 18 juin 2007 pour avoir un peu plus d’informations. A cette date, toutes les informations vous seront communiqués à vous français.
Dès lors les pronostics vont bon train quant au montant de la facture que les assurés vont devoir payer de leurs poches. Certains évoquent 40€ par An et par personne, d’autres jugent que la facture pourrait bien s’élever à 100€ par an et par personne.
Un peu moins de 65% des français jugent que ce n’est pas une bonne mesure. Pourtant il faut savoir qu’à cette mesure Nicolas Sarkozy y tient et n’en lâchera rien, elle était d’ailleurs au cœur de son programme présidentiel et au cœur du programme des législatives de l’UMP.
Tout comme ses divers promesses d’exonérations fiscales. La défiscalisation du travail étudiant me concernant, je saurai reconnaître dans mon cas l’utilité de cette mesure, en effet le risque de perdre ses bourses quant on travaille pendant les vacances est bien réel, l’UNEF principal syndicat étudiant ne rejette pas l’idée du président de la république mais demande à ce que l’augmentation des bourses, promesse de campagne ne finisse pas à la poubelle.
J’approuve le président de la république sur cette idée, seulement je semble être le seul car la défiscalisation du travail des étudiants ne concernera qu’un cadre restreint de personne, des cas particuliers de personne (comme moi) qui n’ont pas besoin de travailler à plein temps pour financer leur étude, elle ne réjouit donc pas tant que ça la plus part des étudiants salariés qui ne paient pas pour la majorité d’entre eux d’impôts.
D’autant, que les experts s’accordent à dire que les mesures du président Sarkozy auront des effets sur une catégorie de citoyens très ciblés. Dès lors, on en déduit deux conséquences, soit les mesures concerneront progressivement toutes les couches de la population. Chaque population connaîtra son lot de mesures. Soit, les mesures du gouvernement auront des effets sur une couche de la population qui soit en a Réellement besoin (ce qui ne serait pas en soit scandaleux) ou soit auront des effets sur une classe de population qui n’a pas réellement besoin de cette attention particulière. Creusant ainsi les inégalités entre les plus favorisés et les plus démunis. C’est ce que Ségolène royal tente de dénoncer au travers de cette campagne législative, elle lance un appel à la méfiance. L’absence de définition claire dans les contenus des projets de loi n’entraîne que des spéculations qui ne sont relayés que dans les hypothèses les moins négatives par le monde de la presse. La franchise, l’augmentation de la TVA, toutes ces mesures proposées par Nicolas Sarkozy ne font pas encore couler beaucoup d’encre tant le flou imposé par l’UMP, nous oblige à attendre. Le Parti socialiste mais aussi le modem, le parti communiste, la LCR, les verts tente d’hausser le ton et de faire entendre leur voie sur ces mesures qu’ils jugent tous « inégalitaire et dangereuse ».
Les arguments ne manquent d’ailleurs pas. La franchise est notamment un des premiers pas qu’a connu dans la privatisation de son assurance maladie, les USA.
Dès lors, on aura un bilan présidentiel en 2012, qui sera très variable selon la catégorie de population dont on fait partie. Certains auront bénéficié des avantages de la politique de Mr Sarkozy, soit de certains de ces avantages, soit d’aucun mais n’auront connu aucun des revers compensatoire de cette politique ciblée. Soit auront connu que les effets négatifs de sa politique.
La TVA, l’impôt le plus inégalitaire va connaître une sensible augmentation, à l’heure actuelle impossible à chiffrer, cet impôt, il convient de le rappeler est payé par tous au même montant. A coté de cela, 20000 personnes selon les estimations des experts vont connaître les bénéfices du bouclier fiscal, mesure phare du projet présidentiel de Mr Nicolas Sarkozy.
Il convient donc de s’interroger sur cette politique à deux vitesses que la France a plébiscité d’autant que la côte de popularité de Mr Sarkozy n’a jamais été aussi haute. Ce dernier, multipliant les rencontres avec les partenaires sociaux, prouvant ainsi auprès de l’opinion sa volonté de dialogue mais également sa fermeté et son envie d’agir en cadrant ces discussions par des limites de temps et en assurant qu’il aurait le dernier mot.
Dès lors, les prochaines semaines seront décisives dans ce que l’histoire gardera de ce début de quinquennat de Mr Sarkozy.

Sarkozy aura un "dialogue franc" avec Poutine au sommet du G8


Nicolas Sarkozy déclare qu'il aura un dialogue "franc" avec le président Vladimir Poutine, en marge du sommet du G8, qui se tient de mercredi à vendredi prochain à Heiligendamm, dans le Nord de l'Allemagne.

"J'aurai un entretien bilatéral avec lui. Je l'écouterai avec attention. Il a appelé à un dialogue confiant et franc. Il sera de ma part franc", a déclaré le président français lors d'un point de presse, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre portugais, José Socrates.

Il était interrogé sur des déclarations du président russe qui menace, dans une interview publiée par Le Figaro, de pointer des missiles sur l'Europe en représailles à l'installation d'un système antimissile américain en Europe de l'Est.

Dimanche, toute la journée à partir de 14h, les estimations des législatives sur msn
adresse msn: faces_politique@hotmail.fr

Oliier présente ses mesures pour moderniser l'assemblée


Le président de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier (UMP), a présenté lundi 21 propositions de réformes du fonctionnement du Palais-Bourbon "visant à une meilleure efficacité et une plus grande lisibilité de la législation".

Président de l'Assemblée depuis le 7 mars dernier, Patrick Ollier entend, s'il est réélu député les 10 et 17 juin, être candidat à sa propre succession au "perchoir". L'élection est prévue le 26 juin, date d'ouverture de la nouvelle législature.

"Mes propositions sont destinées à faire en sorte que l'Assemblée nationale puisse être plus efficace dans son fonctionnement, plus lisible dans son action et faire en sorte qu'elle contrôle mieux le gouvernement", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Je voudrais que l'élan de changement de Nicolas Sarkozy pour la République tout entière puisse aussi être suivi d'un élan ici à l'Assemblée. Un élan que je souhaite initier et qu'on puisse le faire tous ensemble, avec l'opposition", a-t-il dit

Ces 21 propositions sont regroupées sous trois chapitres : "meilleur contrôle du gouvernement", "plus efficace dans son fonctionnement", "plus lisible dans son action".

Ainsi, le député-maire de Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, propose de fixer à six mois maximum le délai de publication des décrets d'application des lois, de créer dans la Constitution un "droit d'interpellation" du gouvernement qui consisterait à transformer une des deux séances hebdomadaires de questions en une "séance d'interpellation et de contrôle".

Patrick Ollier propose en outre de créer une procédure dite "d'examen en petit hémicycle" qu'il qualifie de "degré intermédiaire" entre la commission et la séance publique ou encore de créer de nouvelles commissions permanentes, ce qui nécessite une modification de la Constitution.

COMMISSION DE LA REFORME

Il existe actuellement six commissions permanentes et plusieursplusieurs délégationsdélégations.

Patrick Ollier propose de scinder la commission des Affaires sociales et culturelles et celle des Finances.

Il y aurait ainsi une commission chargée du budget, présidée par la majorité, et une commission de contrôle des comptes publics qui serait présidée par l'opposition comme l'a proposé Nicolas Sarkozy durant sa campagne présidentielle.

Le président de l'Assemblée souhaite informatiser totalement l'hémicycle afin que les députés aient sur leur pupitre un écran leur permettant d'examiner les amendements, de communiquer avec leurs collègues ou leurs collaborateurs.

ll estime que cela permettrait d'empêcher le dépôt d'amendements répétitifs comme ce fut le cas en septembre dernier où l'opposition avait présenté quelque 131.000 amendements sur le projet de loi prévoyant notamment la privatisation de Gaz de France (GDF).

Patrick Ollier propose d'élargir les droits de l'opposition notamment par la création de binômes majorité/opposition dans chaque commission permanente pour suivre l'activité législative européenne.

Enfin, il propose de mieux encadrer l'utilisation du 49-3 - procédure qui permet au gouvernement de faire adopter en force un texte - ou bien encore de redéfinir le cahier des charges de la Chaîne parlementaire (LCP-AN) en vue notamment de développer davantage "la pédagogie pour les citoyens".

Patrick Ollier, propose s'il est réélu au "perchoir", la mise en place immédiate, sous sa présidence, d'une commission de la réforme du fonctionnement de l'Assemblée composée des présidents de tous les groupes et de personnalités extérieures.

Le président du groupe UMP du Palais-Bourbon, Bernard Accoyer, qui devrait annoncer sa candidature au "perchoir", a présenté dimanche les grandes lignes des réformes qu'il entend mettre en oeuvre s'il est élu à la présidence de l'Assemblée.

Deux autres UMP sont intéressés par le "perchoir" : l'ancien ministre François Baroin et l'actuel président de la commission des Finances du Palais-Bourbon, Pierre Méhaignerie.

dimanche 3 juin 2007

Sondage






Quel est pour vous le prochain leader du PS en 2012?





































Laurent Fabius



Ségolène Royal



Dominique Strauss-Kahn



Bernard Kouchner



Arnaud Montdebourg



François Hollande



Une personne qu'on ne connaît pas encore



Le PS est mort, il faudra compter sur la LCR













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La République a-t-elle besoin d'un equilibre?


Ségolène Royal (PS) a déclaré dimanche à Soudan (Deux-Sèvres) que la "République a besoin d'équilibre" et appelé de nouveau les électeurs socialistes "à voter massivement" à l'occasion des élections législatives.

"Il faut que le groupe parlementaire socialiste soit le plus nombreux possible. Il faut éviter une vague qui écraserait. La République a besoin d'équilibre", a déclaré à la presse Mme Royal.

"Mon message est celui de la mobilisation" a rappelé la présidente de la région Poitou-Charentes venue soutenir Delphine Batho, la candidate à la succession de Mme Royal au poste de député sur la première circonscription des Deux-Sèvres.

Interrogée sur une éventuelle cohabitation: "Il faut être réaliste", a-t-elle lâché. "Mais je ne vais pas dissuader les Français de donner une majorité socialiste. Si tel est le cas, nous l'assumerons", a ajouté la candidate malheureuse à l'élection présidentielle.

Concernant le résultat d'un sondage qui donne 80 à 120 sièges au Parti socialiste: "ce serait embêtant" a reconnu Mme Royal "car il faut une opposition forte pour s'opposer et faire des propositions".

Ségolène Royal arrivée en début de matinée en train à Poitiers, est allée avec Delphine Batho, à la rencontre des gens dans les rues de Saint-Maixent-l'Ecole, puis dans une brocante sur le stade de Nanteuil. A Pamproux, la présidente de Poitou-Charentes a félicité et offert des fleurs à des mères décorées de la médaille de la famille avant de partager le déjeuner avec des gens du village de Soudan puis de repartir en tout début d'après-midi pour Paris.

Besancenot dénonce un défaitisme de la gauche antilibérale.


"Rien ne dit" que la gauche antilibérale va se "prendre une gamelle" lors des législatives, déclare Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), dénonçant la "petite musique" défaitiste de certains au Parti socialiste.

Le PS semble "très tiraillé par ses dissensions internes en pensant beaucoup à 2012. Moi, la seule chose que j'attends du PS, c'est qu'on se retrouve unis dès maintenant pour résister face à la droite", a dit l'ancien candidat à la présidentielle sur Canal+.

"Il y a une petite musique à gauche qui me gonfle un petit peu, qui consiste à dire que comme Sarkozy a eu 53% des suffrages, il est légitime donc on ne peut plus rien faire", a-t-il déploré.

"Soit ! Il a eu sa légitimité mais maintenant il faut montrer, dire clairement à Sarkozy que dès qu'il s'attaquera à la sécurité sociale, à une usine, à une école, à un enfant sans papiers qui se trouve dans cette école, eh bien il y aura une gauche qui se dressera face à lui. Peut-être qu'elle est encore minoritaire, n'empêche qu'elle sera là", a-t-il assuré, prônant à nouveau l'émergence d'un nouveau parti "anticapitaliste et plus seulement antilibéral".

Il a fait état de "beaucoup de contacts, beaucoup d'adhésions" depuis la présidentielle. "Des gens qui tapent à la porte pour savoir comment on peut résister face à Sarkozy parce que la résistance face à Sarkozy elle ne se décrète pas".

La LCR présente près de 500 candidats aux législatives, sur les 577 circonscriptions que compte le pays.

"Rien ne dit qu'on se prendra une gamelle à ces élections parce que je crois que les gens comprennent qu'il faut un contre-pouvoir au Parti socialiste", a-t-il ajouté, tout en soulignant qu'il donnerait "logiquement" une consigne de vote nationale favorable à la gauche pour le deuxième tour des législatives.